Plus heureux que jamais, le premier roman d’Adam Silvera, présente toutes les marques du grand auteur qu’il va devenir.
L’histoire
Aaron a 16 ans. Il a tout pour être heureux : une petite amie qu’il aime, des amis d’enfance avec qui il passe son temps, un job qui lui permet de s’acheter les comics qu’il dévore et reproduit à ses heures perdues.
Enfin, tout… Son meilleur ami pourrait davantage s’intéresser à lui, il n’arrive pas à être excité par sa petite amie avec qui il sent qu’il va devoir perdre sa virginité et il vit dans un taudis : sa chambre est le salon qu’il partage avec son frère, quand sa mère occupe la seule chambre que compte l’appartement localisé dans un quartier plutôt malfamé.
Ah oui ! Et son père vient de se suicider dans sa baignoire…
Il y a bien le Leteo Institute qui vend une méthode révolutionnaire pour faire disparaître les mauvais souvenirs. Il se dit que ce serait peut-être plus efficace que sa psychothérapie, mais il ne sait pas… Ce qui ne nous tue pas ne nous rend-il pas plus forts ?
Il tente de se reconstruire dans ce quotidien plutôt maussade, quand Thomas apparaît dans sa vie. Thomas, c’est un garçon passionné qui n’hésite pas à abandonner quand il sent qu’il n’ira pas plus loin. D’ailleurs, Aaron le rencontre au moment où celui-ci quitte Sara, sa petite amie.
Thomas intrigue Aaron. Comme un meilleur ami, bien sûr. Rien d’homo…
Qui est Adam Silvera ?
Né en 1989 dans le Bronx, Adam Silvera est un auteur de littérature de jeunesse gay habitué aux best-sellers. Après une brillante carrière solo, il a écrit Pourquoi pas nous ?, avec Becky Albertalli, l’autrice de Love Simon.
Ses œuvres vont dépasser le papier, puisque son roman écrit à quatre mains, sera adapté au cinéma et que Et ils meurent tous les deux à la fin deviendra une série pour HBO, produite par JJ Abrams.
Comment a-t-il fini dans ma liseuse ?
Fan de l’auteur, je suis en train de remonter sa bibliographe sans vergogne, mais avec beaucoup de plaisir.
Mon avis
Tous les traits qui feront le succès d’Adam Silvera sont déjà présents dans ce premier roman : des personnages mélancoliques, un univers écorné, un anti-héros pseudo-artiste, un environnement de classe moyenne inférieure, un univers légèrement science-fictif et le sad ending.
Il a pourtant les défauts d’un premier roman, selon moi. Le début est un peu long. Je me suis demandé durant de longues pages vers où nous allions. Le twist du roman est prévisible et ressemble à un de mes films préférés (que je ne nommerais pas pour ne pas gâcher votre plaisir). La fin laisse sur sa faim. (D’ailleurs, il a dû le savoir, puisqu’il a ressorti une version deluxe avec un dernier chapitre supplémentaire que, bien sûr, je n’ai pas lu !)
Il présente néanmoins tous les charmes que j’aime chez lui : sa langue crue, une peinture de la jeunesse non édulcorée, des personnages qui s’attachent à vous (auxquels il peut m’arrive de repenser) et une véritable appropriation d’une intrigue d’anticipation qui ne constitue pas le cœur du roman.
Devez-vous lire ce livre ?
Vous aimez la littérature « gay » de jeunesse à la Becky Albertalli, mais ne connaissez pas encore Adam Silvera ? Commencez sa bibliographie par celui-ci, vous ne serez pas déçu ! Si bien sûr la littérature pour jeune adulte ne vous irrite pas… (Vous avez compris, pas besoin d’un dessin.)
Citation
Le bonheur ne devrait pas être aussi compliqué.
Plus heureux que jamais, Adam Silvera.

Où le trouver ?
En bibliothèque ou librairie, neuf ou d’occasion, numérique ou papier, avec les informations suivantes : Plus heureux que jamais, Adam Silvera, Robert Laffont, 2022.
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